Magazine Alger Paris - Janvier 2016 

CHOUKRY BENMANSOUR, OU LA NATURE TEMPÉRÉE PAR LA MATHÉMATIQUE
Minérale, végétale ou marine, la nature est sa source d’inspiration obsédante : il la saisit sous tous les horizons du monde, de l’Afrique à l’Amérique du sud, la traduit en de minutieux paysages qu’il imprime sur la toile ou creuse à la surface du marbre. Né à Tlemcen, le peintre et sculpteur Choukry Benmansour vient d’exposer dans une galerie parisienne et présentera son œuvre en janvier et février dans sa ville d’adoption, Nantes.                                                                                           

par Yves de Saint Jacob

 


Choukry Benmansour aime travailler la nuit. Très tard le soir, il descend au rez- de-chaussée de sa maison de Nantes, dans son ate-lier-galerie «L’antre des agathes». Après un long couloir aux murs couverts de toiles et de bas-reliefs en marbre, il entre dans l’espace où il travaille sou- vent jusqu’à l’aube. « C’est le meilleur moment. La ville dort, je suis plongé dans le silence, je me sens en paix et plus libre. Je n’ai jamais pu me concentrer si quelqu’un me regarde. Hors de toute présence, l’expression est plus facile. On ne voit pas le temps passer », dit-il. Mais cette création solitaire est surtout réservée aux périodes de vacances scolaires ! Car Choukry Benmansour n’est pas seulement peintre et sculpteur. Il est aussi professeur de mathématiques dans un collège nantais,
qui accueille parmi d’autres des élèves en situation de handicap.

 

LA NATURE ET LA SCIENCE

Son oeuvre est tournée vers la nature « La nature, qu’elle soit de l’univers marin, végétal, céleste est d’abord pour moi vivante et donc sacrée. C’est une source infinie d’inspiration et s’en nourrir me permet de me réaliser, voire de me découvrir », a-t-il écrit. Ses huiles colorées sont souvent des entrelacs délicats, des réseaux enchevêtrés, de subtils labyrinthes, des veines chatoyantes, des mosaïques complexes. Mais la rigueur scientifique n’est pas absente de ses créations. « Le professeur de mathématiques que je suis exprime une sensibilité. Il y a une recherche tout au long de mon travail. Je dirais que l’aléatoire a peu de place ». Choukry Benmansour n’a commencé à s’exprimer à travers son art que depuis une dizaine d’années. Il a acquis ses techniques, souvent dans la douleur. « J’ai commencé par la gouache sur du papierdessin, avant de passer à l’huile. J’ai bien failli abandonner et je me souviens d’une journée de doute où le choix -poursuivre ou arrêter- s’est joué en quelques heures… ».

Son père Abdallah Benmansour est reconnu en Algérie comme peintre du « patrimoine national ». Pourtant, Choukry, né à Tlemcen en 1961 ne s’était pas d’emblée destiné à une carrière artistique. Après des études au lycée français d’Oran, il s’était orienté vers une formation d’ingénieur à l’INSA de Toulouse. La reprise d’une entreprise familiale, une imprimerie-librairie, l’avait ramené vers des activités plus culturelles. Mais il était reparti plus tard comme professeur dans les lycées français du Sénégal, du Mexique, de Tunisie, avant de s’installer en France, à Nantes, toujours comme enseignant.


A TOILE ET LA PIERRE
C’est une toute petite pierre marron, un jaspe de quelques centimètres, sillonnée en son coeur de petites veines blanches, qui fut le déclencheur. « Je l’avais sans doute trouvée sur l’établi de mon père, qui taillait des pierres pour en faire des bijoux. Pourquoi m’a-t-elle donné envie de créer ? Je ne sais pas. Mais depuis, je la garde  sur moi, comme un talisman ». C’est sans doute elle qui le pousse à réaliser des peintures acryliques sur pierre puis à innover dans une technique tout à fait originale, celle de la sculpture de bas-reliefs en marbre finements peints. Il revendique cette uncité de la toile et de la pierre:"En communicatio avec la nature, je peins les fuschias, les feuilles mortes, un matin de brume près des marécages, je vais du sahara aux fonds marins... et pourtant, rien dans mon oeuvre ne m'éloigne vraiment des pierres semi-précieuses: coueurs, veinages, lumères évoquent la source première et originelle de ma peinture".

LA PEINTURE ET LES MOTS
Benmansour refuse d'être catalogué. "Je ne m'exprime pas en Algérien, ou en Français. J'aspire à m'exprimer en être humain, non parfait, mais qui herche à avancer vers l'universalité". A chaque oeuvre il associe une citation littéraire. Parfois, la citation vient d'abord. D'autre fois, elle suit l'oeuvre. " La citaton guide le spectateur vers ce que j'ai voulu dire. Libre à lui ensuite d'y voir autre chose", dit il. A l'huile sur toile "Lotus", correspond une phrase de Henry Miller: "Nous participons tous à la création. Nous sommes tous des rois, poètes, musiciens; il nous suffit de nous ouvrir comme un lotus pour dévcouvrir ce qui est en nous".
Et au bas-relief en marbre "Le prunier", s'attache un proverbe arabe: "L'arbre du silence porte le fruit de la paix".







Art et design - Février-Mars-Avril 2015


LE LANGAGE DES COURBES ET DES COULEURS

Autodidacte, cet artiste a baigné dans l'Art depuis sa plus tendre enfance . Ses toiles sont une ode à la Nature et à la Poésie. Si elles semblent abstraites au premier regard, elles sont en vérité des œuvres qui figurent une spiritualité profonde, des émotions brutes, une envie de transmettre des messages universels de la part de leur créateur. Choukry Benmansour a su trouver son propre langage artistique pour nous emmener avec lui sur des chemins entrelacés et colorés, dans des espaces veinés et lumineux que seul la sensibilité peut traduire.

Nous avons rencontré cet homme passionné par son métier. Interview.


Comment décrivez-vous votre art ?
Chacune de mes œuvres est le fruit d’une émotion, la volonté de transmettre un message. Je me suis inventé un langage inspiré notamment par les pierres semi-précieuses. Leurs formes et leurs teintes m’enchantent depuis toujours. Ma peinture n’est ni tout à fait abstraite, ni tout à fait figurative. Elle est avant tout le résultat de réflexions, de pensées, d’émotions que je communique aux autres grâce à mes pinceaux. Malgré le relief parfois singulier de mes huiles, je n’utilise aucun corps étranger dans ma peinture. Je veux qu’elle soit la plus naturelle possible, à l’image des sentiments qu’elle évoque.

Où trouvez-vous votre inspiration ?
Je suis inspiré essentiellement par le meilleur artiste qui soit : la Nature. L’être humain me fascine et chacune de mes toiles possède une grande connotation spirituelle. Dès que je termine une œuvre, je la relie à une citation . C’est ma manière de guider le spectateur, de lui donner un angle de réflexion. J’aime qu’il ressente des émotions positives devant mes peintures, un certain apaisement.
Mes voyages sont également une source d’inspiration et d’ouverture sur le monde. J’ai vécu au Mexique, au Sénégal, en Tunisie… Ma peinture est mon langage universel.

Pouvez-vous nous parler de votre toile intitulée Lina ?
Par soucis de loyauté, je tiens à préciser que cette oeuvre est le fruit d'un échange permanent avec une personne de grande sensibilité.
Une pensée accompagne Lina : « Le miracle des passions illumine les plus profonds abîmes ». Il y a dans cette œuvre une diversité de noirs, plus ou moins clairs, plus ou moins foncés que ce vermillon, couleur de la passion, illumine.
L’idée que je souhaite transmettre à travers cette œuvre est à la fois simple et forte : lorsque l’on veut vraiment quelque chose dans la vie, on arrive toujours à l’obtenir. Il suffit d’y croire et de ne jamais abandonner même dans les moments les plus difficiles !







Canoline critiks - Janvier 2015


CHOUKRY BENMANSOUR LIBERE LES CARCANS
http://canolinecritiks.blogspot.fr/2015/01/choukry-benmansour-libere-les-carcans.html







MaDeco Magazine - Mai 2014

SES OEUVRES SE VEULENT SOURCE DE SERENITE ET DE PAIX

Choukry Benmansour est un immense artiste, qui nous propose une expérience spirituelle autant qu’esthétique. On ne s’étonnera pas qu’il ait été invité à présenter certains de ses œuvres à Mexico en 2007 dans le cadre d’une exposition intitulée Havre de Paix, car c’est bien de cela qu’il s’agit.

Né en Algérie, il est dorénavant installé et travaille à Nantes. Il se dit autodidacte, mais a bénéficié des leçons et remarques de son père, Abdellah Benmansour, lui-même artiste connu dans son pays, et de l’atmosphère de recherche artistique dans laquelle il a été élevé.
Choukry Benmansour s’exprime en termes d’abstraction et si ses techniques — essentiellement gouache et huile — sont classiques, les surfaces sur lesquelles il peint sont au contraire peu conventionnelles. À côté de la toile et du carton, il peint aussi sur pierre, sur bois ou sur tout ce qui en appelle à son imagination. Le résultat est fascinant dans tous les cas.
Son inspiration originelle est venue de la contemplation des veines et des nuances des pierres qu’il ramassait, enfant, en chemin et sur lesquelles il rêvait. Il est donc attentif aux formes et aux couleurs, qu’il aime vives et chatoyantes, soucieux d’équilibre entre elles et entre les lignes de force de ses compositions. Ses œuvres se veulent source de sérénité et de paix pour le spectateur qui y plonge son regard et atteignent leur but.
Après de premières expositions en Tunisie, Choukry benmansour expose dorénavant régulièrement à Nantes et dans sa région. Mais sa réputation grandissante l’amène à exposer tout aussi régulièrement à Paris ou à Mexico et il est en voie d’acquérir une stature internationale : il figure dans l’édition 2014 de Kunst heute et d’Arts Fairs International.







«Internationale Kunst Heute»  - Juin 2014  

 

Derheute in Frankreich lebende Choukry Benmansour wuchs in einem stark künstlerisch geprägten algerischen Elternhausauf und setzte sich chon als Kind mit der Malerei auseinander. Auf seinen zahlreichen Reisen kam ihm die Natur als Inspirationsquelle immer näher. Schlieblich wurden es die Streine, besonders Halbedelsteine, mit denen er sich in seiner Ölmalerei ausseinandersetzte. Er "lässt die Steine singen", erfasst das Licht ud die Struktur der Mineralien und setzt sie auf subtile Weisein kräftige Farbgefüge um. Dabei ergeben sich auch reliefartige Oberflächen auf der Leinwand. Manche dieser Gefüge wrken wie abstrakte Mosaique, bei Alger la blanche lässt sich jedoch auch die Stadt erkennen. Die zusätzliche kachlartige Quadrierung der Oberfläche in Fatima bleibt so dezent, dass die Formen noch zur Geltung kommen können. Dieselassen sich mehr erahnen: In zartgoldenen Umriss taucht die Erscheinung als Vision aus dem Zentrum auf. Benmansour Stärke liegt in der geschickten anmuntenden Farben und Formen in überraschende und innovative Malerei.                                             Ingrid Gardill






Art Fairs International, vol 21 Winter 2014


In communion with nature, I paint Fuschias and dead leaves, I go from the Sahara to the depths of the ocean. Yet,
nothing in my work takes me away from semi-precious stones: colors, veins and lights evoke the original source of my painting. "Mystery or mysticism ... my work seems "abstact". Only at first sight. It is in fact open to interpretation through the titles I choose, through the skies, characters or elements I paint. Even better: I bring them to life for you
Recipes of an artist as well as of a scientist , my oil paintings have the relief and rendering of something new in the world of art with the authenticity of the material, without any addition. 







Presse Ocean - 21 décembre 2013

 

A L'HOTEL. Choukry Benmansour a beaucoup voyagé et ses circumnavigations l'ont beaucoup inspiré:" Une partie de mon travail a sa source dans les pierres semi-précieuses et l'autre, uniquement à l'huile, joue sur la matièe. Je transmets dans chacune de mes réalisationsun message spirituel. Chaque peinture est acompagnée d'une citation qui colle à ce que j'exprime". L'artiste, mathématicien de formation, expose ses oeuvres actuellement au Radison.

 






 

Parution dans le dictionnaire « Guid’Arts cotation des artistes 2013 »
du XV ème siècle à nos jours.

 









Le courrier du pays de Retz - 30 août 2013


LES COULEURS PIGMENTENT L'HISTOIRE, à l'abbatiale de Saint-Philbert.
LE PEINTRE CHOUKRY BENMANSOURVA A LA RENCONTRE DU PUBLIC.

Une abstraction à déchiffrer.

La contemplation de ses toiles laisse place à la redécouverte des couleurs dans la nature. Si elles peuvent paraïtre abstraites au premier regard, Choukry Benmansour tient à amener le public un peu plus loin. Il affirme: " Mes toiles ne sont pas abstraites, un sujet est toujours traité, même quand il est seulement d'ordre émotionnel. Les sujets d'ordre figuratif sont parfois dissimulés à un degré plus ou moins avancé". L'artiste poursuit:" Ma peinture est un langage basé sur la couleur et les lignes. Emme  évolue avec le temps. Elle a parfois un relief unique et singulier dans la technique de la peinture à l'huile, mais il est otenu sans aucun apport de cors étrangers. C'est certainement ma formation de scientifique qui a permis de réaliser ce rendu".
Pour aider le publicà s'approprier la toile et le thème traité, Choukry Benmansour aime ouvrir un champ d'interprétation en donnat un nom à l'eouvre, en y associant souvent une citation, un poème... Sa présence dimanche lui permettra un échange direct avec les visiteurs.
L'artiste apprécie le lieu de l'exposition. " A travers mes toiles, je délivre souvent un message spirituel, le site de
l'abbatiale est donc très approprié".







Presse Océan -18 décembre 2012

MAGIE DU VIVANT

Réseaux hypnotiques et dansants les toiles, faussement abstraites, de Choukry Benmansour nous présentent de luxueux et délicats entrelacis. Devant ces subtils labyrinthes veineux, un vertige ne tarde pas à nous saisir. Car sommes-nous face à une cellule vivante palpitante, devant un corps galactique scintillant ou au plus intime d'une pierre précieuse? Pour l'artiste peu importe, scientifique de formation, mais poète de vocation, il n'a de cesse de peindre les beautés cachées du vivant.              








 


Magazine "maison&tendances" - Juillet - Aout 2012

Equilibre délicat et fragile entre Couleur et Forme…
Homme sans frontière et curieux du monde, Choukry Benmansour, autodidacte talentueux, est un maître en son art, jeu subtil et plein de profondeur entre couleur et forme, relief et lumière.


« J’ai vécu dans un monde de peinture car mon père est artiste peintre de notoriété mais cette peinture singulière qu’on reconnaît sans voir la signature a commencé au Mexique en 2007 » nous dit l’artiste. L’homme propose une œuvre apaisante et interculturelle. Algérie, Tunisie, ou ailleurs, et jusqu’à Nantes, c’est pourtant le Mexique qui lui est cher et l’inspire encore.

« La spontanéité contre la routine »

En communion avec la nature, Choukry Benmansour peint Les fuchsias, Les feuilles mortes, Un matin de brume près des Marécages, va du Sahara aux Fonds Marins… et pourtant, rien dans son œuvre ne nous éloigne vraiment des pierres semi précieuses : couleurs, veinages, lumières nous évoquent la source première et originelle de la peinture de l’artiste. Minéral, vie, nature, sont sources d’inspirations fondamentales. Benmansour, toujours en quête d’harmonie, peint la poésie, sa mélodie.

L’identité forte de l’œuvre tient aussi, aux entrelacs caractéristiques, à priori indéterminés, et pourtant ! Ces énigmes d’enseignant en mathématiques qu’il est, impressionnent par ce qu’elles peuvent si facilement évoquer. Benmansour s’amuse « Mystère ou mysticisme… mes œuvres semblent être abstraites à première vue » ; à première vue seulement, car l’artiste ne nous laisse pas seul face à la toile. « Ma peinture est loyale », nous dit-il. Oui, incontestablement ; et il nous ouvre le champ de l’interprétation, par le nom qu'il lui donne et par les cieux, personnages ou éléments que l’on y perçoit. Mieux, il nous les fait vivre ! Le moindre déplacement… et l’œuvre entre en mouvement, dévoilant l’instabilité de la scène, révélant l’éphémère aussi de l’apparence. Recette d’artiste et de scientifique, ses peintures à l’huile offrent un relief et un rendu nouveau dans le monde de la peinture ; et pour cause… Choukry Benmansour travaille une matière en parfaite authenticité, sans aucun ajout. Ses huiles offrent pour certaines le volume, d’autres le miroitement de la lumière… techniques de Maître !







Nantes: Le journal "Couleur Locale" n°68 - Eté 2012 


Vous pouvez lire l'article à la page15 de ce lien

fr.calameo.com/read/0010896857034509e5e7e







Ouest France - 14 Mars 2012  


IL EXPOSE ENTRE DEUX COURS DE MATHS
Choukry Benmansour est enseignant en mathématiques au collège de la Durantière. L'homme peint et sculpte aussi. Il expose au Breil.

Son père, Abdallah Benmansour était un peintre connu en Algérie, où il tenait "une des plus belles librairies du pays". Choukry, aujourd'hui professeur de mathématiques au collège de la Durantière, lui a emboîté le pas sur le tard, après avoir vu du pays: "J'ai vévu et travaillé au Sénagal, au Mexique et en Tunisie... C'est dans ces destinations que je puise mon inspirationpour mes créationsde bas-reliefs en marbre, sur lesquels je sculpte et peins des formes angulaires, sans courbe. Ainsi, je perpétue le travail  que mon père avait entrepris sur l'étude de l'art originel."
Dans ses peintures au formes organiques évoquant une cartographie imaginaire ou des coupes anatomiques, comme dans ses sculptures sur marbre, le fil rougede Choukry Benmansour, c'est la nervure. "Mon père m'a offert un jour une pierre d'aate, avec ses veines apparentes et ça a tout déclanché", se souvient-il.
Dans son atelier, baptisé l'antre des agathes, instalé en rez de chaussée d'un pavillon herbinois, au milieu d'une impasse au nom d'oiseau, ça sent la peinture à l'huile. Les murs sont habillés d'une coiffe d'Amérindien éclatée façon vitrail, d'un champ de lavande déconstruit, de plongeurs d'Acapulco comme vus en rêve, de fleurs exotiques transfigurées, d'une évocation de Tolantongo (un spa naturel au Mexique)... Ce qui l'intéresse, en bon prof de maths, c'est la fraction de l'image en plusieurs parties, qui crée une impression de dynamisme, un éclatement qui questionne et confine au subliminal. 







Ouest France  - 12 Janvier 2012


L'ALLIANCE ENTRE DEUX MONDES DE CHOUKRY BENMANSOUR

Par volonté d'ouverture, le centre Culturel Louis-Delgrès débute chaqie année son cycle d'exposition, en invitant un artiste qui n'est pas ultra-marin. Choukry Benmansourouvre le bal 2012.

Français d'origine algérienne, ce professeur de maths a enseigné dans plusieurs pays de différents continents. Et c'est l'alliance entre les deux mondes qu'il nous chante de sa palette colorée et chatoyante. Le peintre dessine, trace des lignes, formant autant d'itinéraires à suivre, de dédales et de labyrinthes à parcourir.
L'imaginaire fait le reste, et les compositions peuvent prendre l'allure de branches d'arbres, ou de paysages ruraux vus d'avions. Sos les micro-espaces sont recouvert de matières, comme de la peau fripée. A travers cet expressionisme abstrait s'expriment multiples influences cosmopolites.







Nantes - Janvier 2012


Texte écrit et lu par Raul Caplan lors du vernissage de l'exposition "L'alliance entre deux mondes" à l'espace Louis Delgrès.

    Fidèles à notre tradition d'ouvrir notre espace chaque année avec une exposition venue d'un « ailleurs » (voire d'un ici) différent de celui qui nous définit (les Outre-Mers au sens large) nous sommes heureux de recevoir aujourd'hui Choukry Benmansour.
    Cher Choukry Benmansour, soyez le bienvenu à l'Espace Culturel Louis Delgrès. Je ne vais pas détailler ici votre parcours, dont la sinuosité rappelle les lignes de certaines de vos toiles, et qui va de l'Algérie à Nantes, en passant par le Mexique et sûrement bien d'autres pays, car vous êtes de toute évidence un individu curieux (au bons sens du terme !).
Vous avez choisi comme titre de votre exposition « Alliance entre deux mondes » et vous nous en expliquerez peut-être tout à l'heure le pourquoi.
Pour ma part, il me semble que la plus grande richesse de votre travail est de nous montrer qu'il n'y a pas deux mondes mais un seul. Au-delà des clivages économiques et culturels qui partagent notre planète (en pays développés et sous-développés ; ou en Nord/Sud ; ou encore comme on disait à l'époque de Frantz Fanon : en Premier et Tiers-monde) ; au-delà de ces clivages, donc, vous nous montrez de façon éclatante qu'il n'y a qu'un monde, une humanité, un Univers (uni et divers à la fois).
    Ce monde-un ou Tout-monde, pour reprendre les mots d'Edouard Glissant, vous l'avez exploré d'abord grâce aux mathématiques, qui est votre métier premier. Par là, vous vous insérez tout naturellement dans une culture multiséculaire faite de transmission et des correspondances : car l'histoire des mathématiques est peut-être celle qui relie le mieux notre Humanité : on connaît l'apport des Arabes au développement des mathématiques, aussi bien en faisant le lien entre l'Inde et l'Europe, qu'en sauvegardant le patrimoine scientifique grec pendant le Moyen Age, et enfin à travers de nombreux progrès et inventions comme l'algèbre. Il faut citer également la géométrie, car elle tisse un lien évident entre la science, l'art et le sacré, comme en témoigne l'art islamique en Afrique du Nord mais aussi sur notre continent, à Grenada ou à Cordoue, dans cette péninsule ibérique qui connut pendant quelques siècles une expérience rare de vie en commun entre Juifs, Chrétiens et Musulmans.

    Cette triade (science-art-sacré) me paraît essentiel pour comprendre votre démarche. J'ai appris que vous êtes arrivé à l'art à partir de l'observation d'une toute petite pierre de moins de deux centimètres, qui a été la source de votre big-bang créatif. Cette pierre a fonctionné comme matrice (qui dit « matrice » dit « mater », « mère », engendrement) de votre créativité, et comme support aussi par moments. Le minerai renferme un mystère fait de matière, de textures, de couleurs. Dans votre rapport avec la pierre je vois comme un écho de la méditation du protagoniste du Siècle des Lumières d'Alejo Carpentier, qui passait des heures à contempler un coquillage, sa spirale parfaite, et qui y voyait une sorte de lien secret entre microcosme et macrocosme.

    L'homme a réussi à voyager dans l'espace, a laissé son empreinte sur la lune, ce petit caillou sidéral qui tourne autour de nous. Il a réussi à explorer l'infiniment petit, le microscopique et maintenant la nanométrique. Votre petit caillou à vous contient lui aussi le grain de sable et le morceau de planète, l'infiniment petit et l'infiniment grand, et on comprend qu'il ait pu déclencher chez vous cette vocation d'artiste.
Mais cette vocation prend ses racines aussi dans votre histoire personnelle, à travers le figure de votre père, Abdallah Benmansour, peintre lui aussi et qui vous a sans doute transmis son amour de l'art.
Votre peinture puise son inspiration dans la Nature, en témoignent les titres de vos travaux qui renvoient aux espaces terrestres (Marécages, Sahara) ou marins (Corail, Fonds marins), au monde végétal (Le Verger, Orchidées, Les fuchsias, Les feuilles mortes), aux paysages (Un matin de brume, Sieste pastorale), voire aux forces telluriques (Eruption volcanique). 
    Cette Nature de toute évidence vous a fasciné dès votre enfance (je vous cite) :
« Quand j'étais un petit enfant (...) j'aimais mes excursions dans des jardins naturels, où on entend la voix du Grand Esprit dans le chant des oiseaux, dans le ruissellement de puissants cours d'eaux et dans l'odeur agréable des fleurs. C'est au travers de ces lieux offerts par la terre que l'homme peut trouver la paix et l'harmonie ».

C'est là votre jardin d'Eden à vous, un lieu de retrouvailles avec vous-même et avec le cosmos, espace-temps de recueillement où vous devenez un observateur « naïf » qui retrouve les choses primordiales (« une pierre, un arbre, une feuille, le vent, toutes les couleurs... »). Mais de cette observation solitaire du monde nous revient par la suite votre « Perception subjective », qui me rappelle la maxime de Juan de Mairena, un des hétéronymes du grand poète espagnol Antonio Machado : « a la ética por la estética » (« on arrive à l'éthique par l'esthétique ») ; c'est-à-dire que la recherche du bon(heur) passe par la recherche du beau.
    Avant de vous donner la parole, il faut rappeler que cette exposition est aussi un hommage à Frantz Fanon (1925-1961), qui a été au centre de nombreuses activités dans l'année qui vient de s'écouler à l'occasion du cinquantenaire de sa mort. Martiniquais et Algérien, combattant de la Libération, puis militant pour l'indépendance de l'Algérie, Fanon a toujours vécu dans l'engagement : il s'est battu pour la décolonisation sur le plan politique, bien sur, mais aussi pour la décolonisation des esprits, un combat oh combien difficile contre tous ces traumatismes et préjugés ancrés dans la conscience et l'inconscient des colonisés ; ce combat contre l'aliénation il l'a mené en tant que psychiatre, en tant qu'essayiste, en tant qu'homme tout court.
    Dans le conte du Graal, la mère de Perceval conseille à son fils de toujours demander le nom à ses compagnons de route, car « C'est par le nom que l'on connaît l'homme ». Or, je note que le mot « Fanon » désigne en français une « pièce d'étoffe suspendue et déployée au bout d'une lance (...) pour servir de signe de ralliement ». De l'étoffe qui sert comme drapeau et signe de ralliement guerrier à la toile qui sert comme signe de ralliement tout court il n'y a qu'un pas...

J'ajoute que votre prénom « Choukry », signifie en arabe « de nature reconnaissante ». Mais aujourd'hui c'est à nous de vous dire « choukrane », ou « gracias », ou « Tlazocamati » (en nahuatl, la langue des anciens Aztèques du Mexique) ou simplement « Merci ».                                                                                                                                                                                     

Raúl Caplán







Tunis - Magazine Réalités - Avril 2010


Culture Choukry Benmansour et Habib Jemaï exposent à la Galerie d’Art et d’Essai LE DAMIER      20/04/2010 
“Matière à réflexion” et “Côté cour…côté jardin”

Un carnet de voyages où, parti de son Algérie natale, Choukry Benmansour séjourne au Mexique et, fasciné par la culture aztèque et son écriture idiographique, il compose des entrelacs colorés  qui nous plongent dans son univers silencieux.
Sa peinture, où l’œil glisse sur les grumeaux de la matière, nous offre des espaces, le “Functionsraum”, espace abstrait, tel “l’orangeraie” et le “Structurraum”, espace concret, comme ses “Touaregs”, deux de ses titres qui animent les cimaises de la galerie.
Les décors géométriques et les arabesques se fondent en des symétries et se développent comme une algèbre ; là, il n’y a plus rien à reconnaitre, il faut contempler.
Le “Jacaranda” de Choukry Benmansour se rapproche d’une pensée d’Hartung : « Au lieu de dessiner cet arbre dans lequel Van Gogh reconnaissait sa propre angoisse, j’allais essayer directement de m’arracher une forme qui, elle aussi, à sa manière exprimerait le tourment que je ressentais »… N’est-ce pas là la puissance du non-figuratif ?







Tunis -  Quotidien Le Temps - 03 décembre 2009

Arts plastiques : Choukry Benmansour à El Teatro


Entre couleurs et questionnements...

D'un continent à un autre, les inspirations de Choukry Benmansour se font multiples et s'enrichissent pour une exposition haute en couleur. Il nous propose, ici, à travers ses toiles, sa vision et ses compositions.
De son père, artiste de renommée en Algérie, il hérite certainement, de la sensibilité qui lui permet de peindre. En Tunisie, son travail est prolifique. La matière recherchée, riche et dense de sa peinture vient nous transporter dans les lignes sinusoïdales de ses tableaux. Il semble  concilier ainsi pensée et concept, perception et abstraction. Il explore différentes techniques et manières de faire, afin d'explorer l'irrationnel, l'imprévisible... Délivrant sa vision d'une société en mutation.
De la " Terre d'Afrique " à La " profondeur terrestre ", " L'effervescence " se trouve " Un matin de brume " en pleine " Eruption volcanique ". A chaque fois, s'ouvre le champ des possibles. Il suffit
de presque rien pour que ses lignes entrecroisées deviennent, comme d'elles-mêmes, territoire, ciel, personnage, forme biologique ou cellulaire... Il faut porter attention à ce qui survient, à ce qui peut survenir. La matière se façonne, débordant de potentialités.
Les formes fixées alors, dans un de leurs déplacements, possèdent une instabilité essentielle, une indétermination. Elles se voient briller davantage au travers d'une résine apposée sur la peinture, la rendant lisse et miroitant la lumière.
Le redéploiement de certains motifs, formes, couleurs les transforme en symboles dont la signification nous demeure inconnue, témoignant d'un parcours intime propre à l'artiste.
Intéressé par le pouvoir thérapeutique des couleurs " langue maternelle du subconscient " d'après Jung (début du XXème siècle), Choukry Benmansour tente d'explorer ces dernières. Les couleurs agissent sur l'être humain le faisant apprécier tel ou tel tableau. Les civilisations anciennes (Égyptiens, Aborigènes, Amérindiens, Chinois...) observaient déjà, il y a des millénaires, les effets des couleurs sur le corps et l'esprit et croyaient en leur pouvoir thérapeutique. Outre ce pouvoir, pas moins de 140 expressions utilisent la couleur. Et Choukry Benmansour se pose la question de l'influence des couleurs sur l'être humain...
Le sens logique des mathématiques qu'il enseigne semble être ici oublié. S'il affirme que ces dernières l'aident à être méthodique et à probablement gagner du temps quand il peint, il travaille avec liberté sans qu'il paraisse y avoir ni début ni fin avec le seul désir que le spectateur fasse appel à sa propre imagination...jusqu'au 14 décembre 2009.

Nadia ZOUARI



 

 




 

Tunis -   culture.webmanagercenter.com  - 01 Février 2009
 

Exposition - « Luminescence » de Choukry Benmansour : Du cubisme à l’abstrait

Au risque de nous tromper, on va dire que l’école prédominante dans cette exposition de l’artiste Choukry Benmansour est le cubisme qui a connu ses heures de gloire dès 1904 pour toucher à sa fin dès le début de la première guerre mondiale. Art pictural, le cubisme a marqué aussi l’architecture très en vue en Tchécoslovaquie au début du siècle dernier. Souvent dans les arts plastiques, le hic, concernant le cubisme, est de savoir s’il faut regarder le tableau dans sa globalité ou dans ses détails. La plupart du temps, la forme générale que propose la toile ne renvoie à rien de particulier, ce qui excite à regarder les détails dans une tentative d’en tirer un sens. Cézanne, en 1904, disait : « Traitez la nature par le cylindre, la sphère, le cône, le tout mis en perspective, soit que chaque côté d’un objet, d’un plan, se dirige vers un point central ». Soit. Mais dans l’œuvre de Benmansour, et si de cubisme il s’agit, aucun côté ne semble se diriger vers quelque point central. Multiformes, les cubes s’imbriquent, s’enlacent, se détachent et se rejoignent sans tendre vraiment vers quelque point que ce soit. Abstrait ? Oui. Sûrement. Le même Cézanne disait que « le cubisme ouvre la voie de l’abstraction ». Or, dès qu’on parle d’abstrait, la question semble curieusement résolue du fait que tout un chacun a la latitude de lire la toile comme il l’entend. Benmansour, lui, ne semble pas – c’est du moins l’impression qu’il donne – se complaire dans l’abstrait pour se débarrasser de toute explication de son œuvre et s’en remettre sur le spectateur pour le faire à sa place ; au contraire, il semble insister beaucoup plus sur la couleur que sur la forme et sa signification. D’ailleurs, il intitule son exposition « Luminescence ou la magie des couleurs ». C’est dire que, cubique ou pas, abstrait ou pas, le thème de l’exposition ne fixe pas un sujet à proprement dire, mais la couleur, avec ce jeu récurrent du rouge, du bleu et du jaune.
Luminescence a tout l’air d’un travail mené artistiquement dans ce procédé dit phosphorescence, à cette différence près que ce procédé a besoin de lumière pour être, alors que la luminescence de Benmansour illumine même sans lumière.
Quoi qu’il en soit, les mots ne disent rien sur l’art pictural. Seul l’œil sait le lire. Par conséquent, il faut aller voir pour lire.

 M. Bouamoud







Tunis - Le Quotidien - 22 Janvier 2009

 www.tunisia-today.com/archives/54551
 

Exposition : L’art de la pierre
 

Choukry Benmansour est un artiste d’origine algérienne ayant résidé au Mexique, qu’il quitte sous peu pour d’autres horizons. Sa vadrouille artistique s’arrête, cette fois, en Tunisie à l’espace Caliga. Et c’est jusqu’au 24 janvier.

Les voyages de Choukry Benmansour lui font découvrir, tout au long de sa carrière artistique, des populations dont les différences religieuses et culturelles ouvrent à son esprit, avide de connaissance des hommes, de nouvelles perspectives de réflexion. Choukry Benmansour était au Mexique, là où il enseignait les mathématiques au lycée français. Mais l’éveil de sa vocation artistique va crescendo bien des années avant. Enfant, Choukry s’est montré sensible au domaine de la peinture. Son père Abdallah Benmansour est un peintre connu et reconnu dans son pays natal l’Algérie, là où il a été honoré du titre de peintre du «patrimoine national». Dès lors, Choukry s'adonne à l’art de la peinture. Il s'initie à la couleur au moyen d’une petite pierre de moins de deux centimètres, à première vue sans importance, mais qui lui vaut des dizaines de tableaux. Il le dit, d’ailleurs, en exprimant son penchant pour les petites escapades dans les grandes étendues de terre verdoyantes, «Quand j’étais un petit enfant dans un monde merveilleux, j’aimais mes excursions dans des jardins naturels, où on entend la voix du Grand Esprit dans le chant des oiseaux, dans le ruissellement de puissants cours d’eaux et dans l’odeur agréable des fleurs. C’est au travers de ces lieux offerts par la terre que l’homme peut trouver la paix et l’harmonie. Une pierre, un arbre, une feuille, le vent, toutes les couleurs…Les hommes qui vivent près de la nature ne seront jamais dans l’obscurité». Choukry Benmansour est un autodidacte qui s’est donné le luxe de scruter les principes fondamentaux de la perspective et de l’art dans son ensemble. Quelques conseils glanés ici et là auprès des peintres confirmés se sont ajoutés à ces acquisitions autodidactes. Son travail artistique consiste à créer un subtil jeu de transpositions à partir du même schéma initial. Seule la couleur change et quelques traits qui vagabondent ici et là au hasard de la rencontre de la toile et des tons colorés. L’artiste reproduit les mêmes toiles à l’huile sur des pierres peintes en acrylique. Choukry Benmansour place son art «dans une démarche permanente de recherche d’un équilibre délicat et fragile entre la couleur et la forme». Il affirme aussi que c’est le Mexique, cette contrée lointaine, qui, dit-il, lui a permis d’approfondir sa quête d’un équilibre quasi parfait entre la couleur et la forme. Son langage plastique personnel est une sorte de synthèse de ce que son œil d’artiste a pu observer sa vie durant. L’admiration qu’il voue au Mexique notamment s’est traduite dans son art, par un penchant pour les couleurs vives qui éclatent dans un chromatisme stupéfiant, déclinant une lumière diffuse. L'artiste projette le meilleur de son moi profond dans l'espace pictural. Son art se trouve aujourd’hui nourri de culture algérienne et imprégné d’autres cultures du monde. Pour cela, il lui suffit de faire appel à la multitude de ses souvenirs vécus qui ressurgissent des tréfonds de sa mémoire.

Mona BEN GAMRA







Tunis - 13 Janvier 2009 - A l’Espace des Beaux-Arts « Caliga »

 www.espacecaliga.com/presse/benmansour2009.htm

Au fond du voyage…

   Choukry Benmansour est un peintre passionné qui prône la spontanéité contre la routine, qui y sonde ses origines et ses imprégnations de voyages dans une écriture personnelle dont les formes et les couleurs en sont les termes, les signes et les symboles, la ponctuation.C’est probablement pour se détacher de la rationalité et de la logique des mathématiques qu’il enseigne, qu’il fait des entrelacs, des entrecroisements, des enchevêtrements, des labyrinthes sur toile et sur pierre… si Choukry Benmansour est un peintre figuratif au départ, c’est vers l’abstraction qu’il se dirige aujourd’hui. Il avait envie d’une peinture que l’on puisse reconnaître sans avoir à y apposer de signature.
   De l’huile, il a fait son médium de prédilection et grâce à elle, il entretient un rapport très particulier à la tache. S’il peut alors se livrer à une pratique exploratoire de l’accident, il dit maîtriser la tache, la diriger à la différence de Jackson Pollock qui jouait sur le hasard. C’est ainsi que Choukry Benmansour fait coïncider hasard et méthode, explore différentes techniques afin de créer une peinture singulière, ni formelle, ni géométrique.
   Arrivé tout droit du Mexique, l’inspiration, dit-il, lui est venue d’une petite pierre toute veinée qu’il nous a montrée. Cependant, il suffit d’imaginer pour que la tache devienne, comme d’elle-même, « Départ vers la vie », « voyage cosmique », « mirage », « Fonds marins », « Chevauchée pastorale » ou « Algues d’or ». On s’intéresse alors à ce qui survient, à ce qui peut survenir. La matière fluctue, débordant de vitalité.
    Les formes retenues alors dans un de leur développement détiennent une indétermination, une instabilité essentielle.
    La fréquence de certains motifs, formes, couleurs les transforme en symboles dont on aimerait trouver la clé pour mieux en comprendre la signification. Ces lignes témoignent d’un parcours intime qui présente des références visuelles reconnaissables, mais non identifiables.
    Zone urbaine, organisme humain, monde cellulaire, monde sous-marin, espace stellaire ?
   Chacun peut y imaginer diverses choses, voir s'y promener des réminiscences de songes, ce qui rend l'oeuvre accessible et riche, et c’est là tout l’intérêt de l’abstraction. En somme, un monde poétique qui englobe maintes questions sur le monde qui nous entoure…

Nadia ZOUARI​







Mexico - Reforma - 01 juin 2018
TRAEN ARTE ARGELINO A MEXICO
 

La Alianza Francesa en centro San Ángel prestó sus instalaciones  para que Choukry Benmansour presentara a  amigos y colegas su exposición  Ríos de colores en Piedra. El pintor también es profesor de matemáticas en el Liceo Franco-Mexicano, pero dedica parte de su pasión a la labor artística, la cual refleja otra  parte de su personalidad. La obra se caracteriza por pinturas al óleo sobre lienzo y otras superficies menos convencionales como piedras o muebles de madera.
Telas vivas, llenas de alegría y color, logran, junto con el trazo irregular, llevar al espectador a experimentar sensaciones evocadoras.

 

DESDE ARGELIA PARA MEXICO
Choukry Benmansour nació en la ciudad de Tlemcen en 1961. Después de terminar sus estudios vivió en Senegal y Francia para después venir a México. Actualmente enseña matemáticas en el Liceo Francés-Mexicano. Desde su juventud mostró interés por la pintura, heredado de su padre, también pintor de profesión.






Mexico - El Universal - 22 Mai 2008 

 www.eluniversal.com.mx/estilos/57863.html

TRAZOS MULTICOLORES EN PIEDRA

La embajada de Francia y la Alianza Francesa llevaron a cabo la inauguración de la exposición Ríos de Colores en Piedra del pintor franco-argelino Choukry Benmansour.
La sede fue en la Alianza Francesa San Ángel donde se reunieron familiares y amigos del artista, así como algunos invitados especiales de la embajada de Marruecos.
La exhibición fue inaugurada por el director del lugar, Phillippe Palade y el embajador de Francia en México, Alain Le Gourrierec.
Los asistentes recorrieron la muestra que se conforma por 23 pinturas al óleo y 12 piedras con acrílico.
Benmansour mencionó que: “Los trazos multicolores que componen cada una de las piezas condensan mi manera de viajar a través de mis dos grandes pasiones; por un lado la pintura y el arte, y por el otro, las matemáticas”, rama en la que se ha desempeñado parte de su vida como profesor.
Las piezas expuestas conjugan la serenidad del color que transporta al espectador hacia terrenos lejanos donde el trazado irregular adquiere valor y se identifica con las piedras semipreciosas, con su lado sutil.
Sus rocas están impregnadas de colores vivos en los que resalta el amarillo, rojo, violeta, así como los rosas llamativos.
Cuando los asistentes terminaron de recorrer la muestra, felicitaron al pintor y se tomaron algunas fotos con él.
Al final del evento, Benmansour, acompañado de su esposa Christy, agradeció la asistencia de los presentes y el apoyo del recinto para mostrar su trabajo.
La muestra estará abierta durante los dos próximos meses para el público en general. (VPG)







AlianzaFrancesa de San Ángel - 20 de mayo de 2008 
 

RIOS DE COLORES EN PIEDRA EN SAN ANGEL 
Si algunos profesores jóvenes intentan romper la rutina de su trabajo gracias a nuevos métodos, nuestro profe rompe la suya entregándose a su pasión: lapintura.

Profesor de matemáticas en el Liceo Franco-Mexicano, Choukry Benmansour se aboca, además de su trabajo como docente, a esta actividad artística de manera casiprofesional.
Desde haceya varios años, Choukry expresa sus sentimientos y sensaciones en su pintura, alguache o al óleo, en soportes poco tradicionales, como rocas o muebles demadera.
Una pasión constante (su padre es también pintor) que ha evolucionado a lo largo de surecorrido personal, para llegar a un estilo propio y confirmado hoy: un caminode cada instante para alcanzar una madurez artística.
Sullegada a México, hace ya un poco más de dos año, ha influido, sin lugar adudas, en sus obras. Se encuentra uno frente a telas vivas, tornasoladas yalegres con una coherencia total en la creatividad. Mucha serenidad en suspinturas que nos llevan hacia un lugar lejano evocador del trazado irregular enlas vetas de las piedras semi-preciosas, con su lado arácnido y sutil.







Mexico - Le petit journal -  16 Mai 2008 

 

Choukry Benmansour peut s’estimer heureux. Son plus cher souhait s’est accompli : celui de voir que son œuvre picturale est reconnue par le public sans besoin de jeter un coup d’œil fugitif à la signature gribouillée en bas de chacun de ses tableaux.
Ce prof de mathématiques au lycée français de Mexico a été bercé dès son jeune âge dans le monde de l’art et de la peinture, en particulier. Son père, Abdellah Benmansour, est un peintre octogénaire connu et reconnu dans son Algérie natale.
A propos de sa propre œuvre, Choukry dit qu’il est dans une démarche permanente de recherche d’un équilibre délicat et fragile entre la couleur et la forme. Ses tableaux sont un véritable enchantement pour les yeux et bien malin qui dira, sans hésitation, qu’est ce qui se cache derrière cet envahissement de couleurs vives et d’images multiformes. Et pour cause, presque dans toutes ses œuvres, il se plaît à dissimuler une figure que seule l’intitulé du tableau pourrait trahir…parfois.
En observant ses visiteurs contempler le festival de couleurs qui se dégage de ses tableaux, il pense déceler une sensation d’apaisement chez eux. C’est en tout cas ce qui semble lui arriver, à lui, en observant amoureusement le fruit d’heures de travail et de concentration.
Le point de départ de son œuvre était une petite pierre, de moins de 2 cm, à première vue sans importance, mais qui lui a inspiré les dizaines de tableaux accrochés ici et là chez lui. Par un jeu de transpositions dont il a le secret, il a reproduit les mêmes figures sur des pierres, qui ont cessé de l’être, tellement les couleurs et les formes à la gouache ou à l'huile font penser plutôt à l’art de la décoration sur les œufs d’autruche.
A propos de son séjour au Mexique, qu’il quittera sous peu pour d’autres horizons, Choukry affirme que ce pays lui a permis d’approfondir sa quête d’un équilibre quasi-parfait entre la couleur et la forme.
Après une première exposition en octobre 2007 à Mexico sous le thème ‘Havre de paix’’, Choukry s’apprête à organiser une autre, le 20 mai courant, à l’Alliance française San Angel. ‘’Rivières de couleurs en pierre’’ est le thème choisi pour cette seconde exhibition. 







Mexico - Magazine "Mexico accueil" -  mai 2007

P.R.O.F.S.

Si dans le fameux film de Patrick Schulmann, de jeunes enseignants tentent de casser la routine de leur travail grâce à de nouvelles méthodes, notre prof à nous, lui, casse la sienne en s'adonnant à sa passion : la peinture.
Bien connu des élèves du Lycée Français, Choukry Benmansour s'adonne en plus de son travail de professeur de mathématiques à cette activité artistique de façon quasi professionnelle.
Depuis maintenant plusieurs années, Choukry exprime ses sentiments et sensations dans sa peinture, à la gouache ou à huile, sur des supports peu traditionnels, tels que rocs ou meubles en bois. Une passion de toujours (son père est lui-même peintre) qui a évolué au fur et à mesure de son parcours personnel, pour arriver à un style propre et affirmé aujourd'hui : une démarche de tous les instants pour parvenir à une maturité artistique.
Son arrivée au Mexique, il y a un peu plus d'un an, a bien évidement influencé ses œuvres. On se retrouve face à des toiles vivantes, chatoyantes et joyeuses, avec une totale cohérence dans la créativité. Beaucoup de sérénité dans ses peintures qui nous emportent vers un ailleurs qui n'est pas sans rappeler le tracé irrégulier que l'on trouve dans la veinure des pierres semi-précieuses, avec leur côté arachnéen et délié. Vous pourrez apprécier sa peinture lors d'une exposition qui aura lieu au restaurant "Le Bouchon" à partir du mardi 18 septembre 2007, et ce pour un mois. La Rêvista vous en reparlera.